En chirurgie plastique aussi, il y a une loi de la conservation de la masse

Antoine Lavoisier n’aurait sans doute jamais imaginé que son principe célèbre « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » puisse aussi s’appliquer un jour à la chirurgie plastique.
Vous savez déjà pour avoir lu des articles de ce blog que la graisse est aujourd’hui réutilisée pour remodeler les seins ou les fesses. Avec le principe chirurgical du lipofilling, on a bien affaire à une transformation rendue possible par la conservation d’un « produit » , qui donc n’est pas perdu.
L’idée est d’autant plus vraie et effective qu’aux États-Unis le nombre de lipomodelages des fesses a augmenté de 26% et que le nombre de lipomodelages des seins a augmenté de 72%.*
Il s’agit d’autogreffes. C’est rassurant pour les patients rétifs aux prothèses et puis cela emprunte la tendance lourde de l’âge écologique. Toutes proportions gardées, on préfère comme en matière de nourriture, de soins de beauté, utiliser un produit dit « naturel » plutôt que des dispositifs technologiques ou chimiques.
Notre insistance à vous parler des techniques de lipostrucutre n’est pas anodine. Cela veut dire que la chirurgie moderne a su prendre le bon tournant et se donne les moyens de sa survie comme discipline à la fois innovante, efficace et toujours demandée.
*Source info : https://www.lesechos.fr/week-end/perso/sante/0211926987918-chirurgie-plastique-rien-ne-se-perd-2076685.php