La graisse utile

Arte avait diffusé un reportage intéressant, comme souvent. Il montrait que la fameuse différence entre le bon et le mauvais cholestérol n’existait pas et qu’il s’agissait d’une fabrication destinée à servir des intérêts commerciaux et marketing.

L’un des arguments des scientifiques interrogés était qu’il était assez peu probable que le corps s’amuse à fabriquer une substance nocive. Reprenant cette réflexion, on a aujourd’hui la preuve que la graisse est 100% utile.

Et pour vous le prouver, nous n’irons pas sur le plan de la science. Les adipocytes, ces cellules où se niche la graisse ont des vertus essentielles, qu’il n’est même pas besoin de rappeler.

Soyons simplement pragmatiques et examinons l’usage que la chirurgie plastique peut faire de notre graisse. Vous ne le savez peu-être pas mais la graisse que l’on peut aspirer quand on veut en finir avec ses bourrelets peut être convertie en produit de modelage des seins ou des fesses.

Comment ? C’est le procédé du lipofilling. La graisse extraite est purifiée puis littéralement greffée au niveau de la zone à modeler. Et entendons-nous bien, par modelage, on entend une opération de modification du volume. La femme qui subit un lipofilling des seins veut avoir plus de poitrine. La graisse est en quelque sorte un moyen plus naturel que les prothèses de lui offrir des seins plus gros.

Et ce qui est vrai de la poitrine, l’est aussi des fesses. Pour les femmes ou les hommes dont les fesses sont plates ou peu galbées, le chirurgien peut également proposer un agrandissement naturel de volume par le moyen de la graisse.

Quels sont les enjeux ?

On peut gloser longtemps sur l’intérêt réel de la chirurgie esthétique. Il n’en demeure pas moins que dans le cas de cette intervention, c’est une prouesse technico-scientifique qu’il convient de saluer.

Certes, on satisfait un besoin qui n’est pas de l’ordre de l’urgence médicale, thérapeutique. Mais on le fait en profitant d’une vertu constatée d’un élément du corps dont la quantité est suffisamment abondante pour prétexter un usage esthétique.

Le chirurgien se conduit en scientifique dans la mesure où il a subsumé la fonction « autogreffante » de la graisse. Il y a peu de risques de rejets, la patiente se sent sans soute plus en paix avec ce produit dans son organisme qu’avec des implants….Et tout le monde est content.